







|
|
Vendredi 28 octobre
Application of Entomology in Forensic
Science
Sherah VanLaerhoven, Universite de Windsor (Ontario)
Forensic Entomology or Medico-legal Entomology is the use of insects in a legal context, including both criminal and civil cases. Most commonly, entomology is used in homicide cases to determine the post-mortem interval (PMI). Two methods employed by entomologists utilized either the developmental rates of insects, primarily blow flies, flesh flies and house flies, or the successional patterns of colonization of insects on victims to determine PMI. This talk will demonstrate the application of these methods and discuss the current status of research in this area. In addition, other uses of entomology in death investigations will be summarized along with future trends in forensic entomology research.
Des insectes pollinisateurs aux profits
Domingos de Oliveira, UQAM (Québec)
Insectes? Égale dommage, perte, saleté…quelle poudre acheter pour les éliminer? Eh bien, c’est une évaluation limitée, injuste, qui ne dépasse pas l’égocentrisme humain. L’Homo sapiens pense encore que tout lui est dû, ne laissant pas de place à l’appréciation, à la reconnaissance juste, vis-à-vis des insectes. Pourtant ne sont-ils pas les responsables de la diversité, de la qualité et de la quantité des aliments utilisés par l’homme! Pour la majorité, encore incrédule, retenez ceci : sans insectes, le Québec ne produirait pas de pommes, pas de bleuets, moins de fraises, de concombres, de tomates…La preuve? Une , entre autres, c’est que beaucoup de producteurs agricoles doivent aujourd’hui payer pour l’introduction d’insectes pollinisateurs afin de compenser la densité et la biodiversité réduites ou éliminées des pollinisateurs indigènes au cours du demi siècle de pesticides que nous venons de vivre. Depuis deux à trois décennies, l’ERPI (Équipe de recherches en pollinisation par des insectes), UQÀM, a démontré l’importance des pollinisateurs dans plusieurs cultures et la possibilité de produire plus et de meilleure qualité par le seul aménagement des pollinisateurs. Cela constitue une des principales raisons de protéger les insectes pollinisateurs indigènes, en somme, de protéger l’environnement. Nous montrerons comment des insectes sont bénéfiques, voire essentiels et même très lucratifs! Il s’agit de penser aux pollinisateurs et de réaliser leur importance dans le maintien de la diversité végétale, dans la production fruitière, légumière et grainière. La production de miel par l’abeille domestique, pollinisateur généraliste, n’est qu’un faible indicateur de son importance dans les écosystèmes : son vrai impact sur notre société est celui de la pollinisation. Seulement au Québec, les Apoïdes (particulièrement l’Abeille domestique et les bourdons) sont responsables par exemple de la production des pommes (30 millions, vente à la ferme), de bleuets (32 millions, v.f.). Ajoutons à cela les compagnies qui font l’élevage de pollinisateurs et tentent d’en domestiquer d’autres. Différentes perspectives seront présentées en
entomopollinisation.
Reconstitutions paléoentomologiques des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l'épinette au Saguenay: 8000 ans d'histoire
Isabelle Simard, Université Laval (Québec)
En étudiant les restes d’insectes fossiles accumulés dans la tourbe, les sols ou les sédiments, la paléoentomologie permet de reconstituer des paléoenvironements et d’étudier les grands changements climatiques survenus au cours du Pléistocène et de l’Holocène. Puisqu’un grand nombre d’insectes ont des niches écologiques spécifiques, il est possible, grâce aux macrorestes d’insectes, d’obtenir une multitude d’informations sur les caractéristiques climatiques et écologiques d’époques lointaines. Une autre des applications de la paléoentomologie est l’étude des populations d’insectes défoliateurs, notamment la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). La plupart des études réalisées à ce jour utilisaient les capsules céphaliques de cet insecte pour retracer sa présence ou étudier ses impacts sur la végétation. Les capsules céphaliques sont toutefois peu abondantes, fragiles et difficiles à identifier à l’espèce. Un autre indicateur paléoentomologique peut être utilisé, il s’agit des résidus de digestion des larves de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. Grâce à ces crottins, près de 8400 ans d’histoire des épidémies de la TBE ont pu être reconstituées à partir d’une tourbière située au Saguenay. D’importantes fluctuations dans l’abondance des crottins de la tordeuse ont été observées au cours de l’Holocène. Deux périodes exceptionnelles d’abondance ont été notées, soit vers 6815 cal. BP ainsi que lors des deux derniers siècles.
Travail dans la noirceur : Les effets de la terre de diatomées et les extraits de pois sur les insectes de denrées stockées
Paul Fields1, Wes Taylor2 et Xingwei Hou2
1. Centre de recherche sur les céréales, 2. Centre de recherche de Saskatoon, Agriculture et Agroalimentaire Canada
Les insectes de denrées stockées causent des problèmes un peu partout dans le monde ; sur les fermes dans les silos, aux ports dans les grands élévateurs de transfert, dans les usines de transformation, comme les moulins de farine, et même dans les cuisines à domicile. Comme dans plusieurs domaines d’entomologie, la méthode de choix pour contrôler des insectes de denrées stockées est l’emploi d’insecticides de synthèse. Cependant, il y plusieurs raisons pour lesquelles on cherche des substituts aux insecticides de synthèse ; les populations résistantes aux insecticides, l’exposition des travailleurs aux insecticides, les résidus d’insecticides dans les produits destinés au consommateur, et les dommages causés à l’environnement.
Je présenterai deux alternatives aux insecticides de synthèse. La terre de diatomées est une poudre très fine, faite de squelettes anciens de diatomes, des algues unicellulaires. Son mode d’action est très différent des insecticides de synthèse, et elle est peu toxique aux humains. La terre de diatomées absorbe la cire sur la cuticule des insectes, et les insectes meurent d’un manque d’eau. Il y a beaucoup de variation dans la sensibilité à la terre de diatomées entre les espèces et même entre souches d’insectes de denrées stockées. Cette variation est due en parti aux différences dans le comportement des insectes et à leur physiologie. Les pois contiennent des produits qui sont nocives envers plusieurs insectes de denrées stockées. Les produits actifs dans les extraits de pois sont une famille de petits peptides de 37 acides aminés, des saponines et les lysolecithines. Contrairement à la plupart des insecticides, la farine de pois est sans effet sur deux parasitöides qui attaquent les insectes de denrées stockées
Des pulvérisateurs au PCR
Jeremy McNeil, University of Western Ontario (Ontario)
L’histoire nous enseigne que l’entomologie est une des premières disciplines scientifiques à s’être dotée de structures organisationnelles, comme en témoigne l’âge de nombreuses sociétés d’entomologie nationales qui comptent parmi les plus vieilles sociétés scientifiques dans divers pays. Cette réalité se reflète d’ailleurs dans l’âge avancé des bâtiments qui ont abrité les départements d’entomologie des universités américaines au moment de leur création. Cependant, nous assistons, depuis quelques années, à une réduction marquée du nombre de départements d’entomologie ainsi qu’à l’intégration d’entomologistes au sein d’autres départements, une tendance observée tant au Canada qu’aux États-Unis. Dans une certaine mesure, ces changements sont le résultat de décisions purement administratives et basées sur une logique de rationalisation des dépenses. Toutefois, on observe aussi une croissance de l’importance accordée à la recherche interdisciplinaire et à l’établissement d’équipes de recherche, un phénomène qui tranche considérablement avec l’approche plus individualiste du passé. Cette tendance ne diminue en rien le caractère enthousiasmant de l’entomologie ainsi que les normes d’excellence qui doivent être visées en matière de recherche fondamentale et appliquée dans ce domaine; il faut cependant repenser les stratégies utilisées pour obtenir le financement nécessaire à l’établissement et au maintien de programmes de recherche en entomologie, ainsi que le type de formation que nous donnons aux étudiants…car on constate que de moins en moins de personnes travaillant sur les insectes s’identifient comme entomologistes.
|